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Canne à planter

Canne à planter

Canne à planter et semer avec distributeur d’engrais intégré...

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Le projet de canne à planter est né de la demande du Groupe MSV (Maraîchage sur Sol Vivant) du Sud Ouest. Laurent Welch a mis au point une canne permettant la mise en terre de plants ou de graines au travers d’un mulch de paille ou de foin potentiellement très épais (jusqu’à 10 ou 15 cm), équipée d’un distributeur de fertilisant organique. Si besoin, une dose d’engrais, modulable en quantité, est apportée en même temps que le semi ou la plantation.
Beaucoup de visiteurs de la ferme de Laurent ont souhaité s’équiper de ce genre d’outils, mais elle présentait certaines limites dont son poids et son encombrement.

Pour préciser le cahier des charges d’un nouveau modèle, l’Atelier Paysan a fait une tournée de recensement des modèles existants et des pratiques auprès d’une dizaine d’utilisateurs de cannes à planter. La collecte a permis d’élaborer un premier prototype qui a été soumis à critiques auprès des maraichers.

Plusieurs choses ont été remises en cause, et notamment, le poids, la forme du « bec » et l’amplitude de réglage des poignées. Un autre prototype a donc été refait pour synthétiser toutes les remarques.

Ce modèle était fonctionnel, mais présentait des problématiques de réalisations et de diffusion. Il a quand même servi à une mise en plan intégrant des modifications pour tenter de fiabiliser la construction et la duplication sous forme de stage.

Ce modèle comporte maintenant :

  • un réservoir de graines et son distributeur, et une plaque de semi facilement interchangeable selon le calibre des graines.
  • un réservoir pour l’engrais organique avec son distributeur, des poignées réglables en hauteur et orientation.
  • une ouverture de bec réglable selon que l’on plante des grosses mottes, des petites mottes ou que l’on sème.
  • un bec pointu, haut et large pour faciliter la pénétration en travers d’un mulch épais, et permettre la plantation de gros plants feuillus.
  • une jauge de profondeur pour réguler la profondeur de plantation, et qui sert aussi d’aide à l’enfoncement si besoin.
  • deux types de goulottes amovibles pour canaliser les plants vers le bec.
  • un jeu de différentes plaques de semis d’épaisseur et de perçage variable, à ajuster selon les besoins.
  • des réservoirs de graines et engrais avec bouchons à visser (quart de tour) pour faciliter les vidanges, et éviter les corps étrangers.
  • le poids total à vide est de 6 kg.

Ce sont ces plans qui ont été utilisés pendant le stage d’autoconstruction à Pamiers en Ariège du 17 au 19 avril. 9 cannes à planter ont été construites dans le cadre d’une formation permettant de découvrir ou se perfectionner aux techniques d’atelier autour du travail du métal et à la lecture des plans.

Tout ce qui a été fait pendant ces trois jours, toutes les discutions et les essais réalisés, ont permis de révéler encore certaines limites de ce modèle ; une étape de la maturation, avant que chacun des participants le confronte à différent contexte de pratique et d’agronomie.

Déjà de nouvelles pistes émergent et de nouveaux plans sont en phase de peaufinage pour faciliter et fiabiliser la construction. Cette nouvelle modélisation permettra notamment que l’engrais arrive dans le fond du bec au moment de la fermeture et que le plant ou la graine tombe au moment de l’ouverture. La fertilisation sera ainsi positionnée sous le plant avec possiblement une petite couche de terre de séparation, afin d’éviter le contact direct avec les jeunes racines.
Il n’y a plus qu’à attendre le retour des premiers auto-constructeur sur l’appropriation de leur canne à planter/semer, afin de corriger certains défauts et intégrer certaines modifications mis en œuvre par les uns ou par les autres. Ainsi les prochains intéressés pourront profiter de plans et d’outils performants et adaptés.

Bienvenu !


Photo du stage de prototypage en Ariège (avril 2017)

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SOUTIENS

Ces travaux bénéficient du soutien financier de l’Europe et du Réseau Rural National, par le biais de la Mobilisation Collective pour le Développement Rural coordonnée par l’Atelier Paysan sur "L’innovation par les Usages, un moteur pour l’agroécologie et les dynamiques rurales" (2015-2018), dont la FNCUMA, la FADEAR, l’InterAFOCG, AgroParisTech et le CIRAD sont partenaires. Leur contenu sera régulièrement mis à jour tout au long du projet.

Lien vers la page "nos partenaires" : http://www.latelierpaysan.org/Nos-partenaires

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