Cultibutte
Mise à jour le 16/06/2026
Deuxième outil de la gamme de travail en planche permanente, le cultibutte travaille la butte, et permet de commencer à configurer la planche de culture : les dents double-spire ameublissent le sol tandis que les disques latéraux maintiennent la planche. Un ensemble d’accessoires amovibles à l’arrière permet d’affiner le travail.

Outil éprouvé ! - Version 5.7 
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Le cultibutte est le plus polyvalent des 3 outils de travail du sol en planches permanentes. Il travaille la planche en maintenant sa forme. Il permet un ameublissement à différentes profondeurs tout en minimisant les impacts négatifs sur le sol. Ses réglages et configurations possibles permettent de l’utiliser dans des situations très diverses (types de sol, étapes de l’itinéraire technique, présence ou non de résidus végétaux…). Il existe en largeur 1000, 1200 et 1400mm pour s’adapter aux différentes largeurs de planche.
Le cultibutte est équipé d’un deuxième triangle d’attelage permettant d’interchanger les modules à l’arrière pour répondre aux différentes situations agronomiques ou culturales. Voici les options que l’Atelier Paysan propose.

- le rouleau croskicage (1) : croisement entre les croskillettes et le rouleau cage, il permet de casser ou d’enfouir les mottes remontées par les dents du cultibutte.
- le rouleau Fakir (2) : permet un affinage du sol en surface et favorise l’enfouissement de déchets verts.
- la herse (3) : la herse est à réserver pour les terres faciles où elle permet de former la butte sans la tasser, dans l’attente d’une préparation finale ou pour une culture nécessitant ces conditions.
- Les bêches roulantes (4) : derniers prototypes en test sur 3 fermes printemps/été 2018. **Test des bêches en vidéo. Cette option n’est pas idéale car l’ensemble cultibutte + bêches roulantes est long et lourd, donc difficile à manœuvrer. Aussi, un cultibutte fonctionne à environ 3-4 km/h alors que les bêches roulantes fonctionnent bien mieux à plus haute vitesse (+/- 6 km/h). L’évolution de ce prototype penche plutôt vers la conception d’un outil à part entière.

Libre à chacun chacune d’adapter selon son contexte ! Comme par exemple ici, Isabelle aux Jardins du Coteau, avec un rouleau croskillette de récup’ (5). Pour découvrir d’autres possibilités, voir la partie "Des adaptations possibles, qui continuent à émerger !" plus bas.
Les dents du Cultibutte ne permettent pas l’enfouissement des végétaux. Ceux-ci doivent être broyés et/ou mixés avec la fraise pour faciliter l’incorporation. Mais leur évolution dans le sol s’en trouve facilitée, car elle se fait dans le volume de la butte, en milieu aéré et bien drainé.
L’amplitude de travail de l’outil est de 0 à 30 cm de profondeur par rapport au niveau des allées. Ce réglage s’effectue facilement en ajustant la hauteur des roues de jauge. Aux Jardins du Temple, cet outil est réglé pour travailler à 10 cm maximum sous le niveau des allées. Dans une terre préservée, comme ce peut être le cas en planches permanentes, le décompactage profond n’est pas indispensable. Ce respect du sol induit également des économies d’usure des socs, d’énergie et de temps par la vitesse ainsi autorisée (2 à 4 km/heure). Le rendement du chantier est ainsi multiplié par cinq ou six, comparativement à la rotobêche. Le résultat est nettement meilleur car la structure du sol n’est pas brisée artificiellement, limitant ainsi les phénomènes de battance ou de prise en masse.

Les accessoires du cultibutte (de droite à gauche) : cultibutte, herse, rouleau fakir, disques gaufrés (prototype), croskicage, bêches roulantes, croskillettes.
Avec des socs appropriés et des changements de réglages, le cultibutte peut aussi déchaumer, sarcler et même éventuellement décompacter. Il est également possible de travailler plus superficiellement, grâce à l’articulation du châssis, tout en conservant la forme de la butte. Et avec l’option des socs démontables, des pattes-d’oie plus larges peuvent être installées rapidement pour détruire un engrais vert jeune ou une levée importante d’adventices.
Il est équipé d’une herse ou d’un double rouleau pour compléter le travail suivant l’état du sol et l’objectif. Avec le rouleau monté en buggy, il est très facilement envisageable d’utiliser le cultibutte comme outil de préparation finale, avant un semi ou une plantation. Le système de fixation des dents ou des socs le rend aisément et rapidement réglable, adaptable. Après un coup de bêche dans le sol pour visualiser son état, et en connaissant la culture à venir grâce à un bon planning, il est facile de moduler l’outil pour intervenir le plus judicieusement possible. La terre et les légumes approuvent !
Les limites
Le Cultibutte a tendance à « bourrer » si les déchets de culture ou d’engrais vert sont trop importants. Le broyage et/ou le mixage sont indispensables pour permettre un passage ultérieur, une fois la végétation décomposée. L’utilisation de l’outil avec seulement trois dents limite le problème. La terre est légèrement déplacée ce qui oblige à alterner les sens de passage pour peaufiner le travail en bout de planche. La lutte contre les vivaces à rhizomes n’est pas optimale en bout de planche car les outils à dents nécessitent quelques mètres pour atteindre leur position de travail.

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Comme la butteuse et le vibroplanche, le cultibutte est un outil de travail du sol qui s’inscrit dans l’itinéraire technique des planches permanentes. Voici quelques ressources pour mieux comprendre cette pratique agronomique.
- 2011, Compte rendu d’essai comparatif planches permanentes vs labour
- 2012, Conférence de 239 pages de Joseph Templier sur la mise en œuvre des planches permanentes au GAEC des Jardins du Temple
- Système des projets du CETAB (Québec)
- 2015, Colloque Bio pour tous 6 mars 2015 du CETAB (Québec) : Système de planches permanentes en culture maraîchère
- 2015, une introduction aux planches permanentes par le GABNOR
- Et une explication complète des planches permanentes en achetant le Guide de l’autoconstruction...

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Pour vous aider à construire cet outil, il existe plusieurs possibilités : (1) l’acheter en kit "matière brute" (il faudra alors suivre les plans pour couper, percer, assembler, souder...), (2) l’acheter en kit "prêt à souder" (déjà débité et percé, il reste à assembler et souder l’outil), ou (3) le fabriquer lors d’une formation métal. Si vous ne disposez pas d’un atelier équipé à la ferme ou souhaitez travailler à côté d’un·e formateur·ice, vous pouvez également (4) louer un atelier pour venir travailler à Renage (38) ou Peillac (56).
Vous aurez besoin du matériel de base.




En formation avec Soudons, fermes !
Pour fabriquer cet outil en formation, il faut 1 stagiaire et 5 jours. Pré-requis : aucun. Informations données pour le Cultibutte allégé uniquement. Le Cultibutte est utilisable tel quel mais ne comprend ni le triangle arrière ni l’outil-enfant. Ces autres parties de l’outil pourront être réalisées sur une autre formation de 5j.Durée de construction : 5 jours.
Les modules de l’outil peuvent être soit optionnels, soit indispensables. Consulter la notice des modules
Triangle arrière Cultibutte
Le Triangle arrière Cultibutte est la jonction entre le Cultibutte est son accessoire (rouleau fakir, corskicage, lisse, fer déployé,...). Jonction mécanique en parallélogramme.
Celui ci, plus un accessoire, peuvent être réalisés ensemble sur une formation de 5j
(85 kg)
Prévoir 2.5 jours de construction.
Comment monter mon vérin de Cultibutte ?
Voir un tuto photo sur le forum :
https://forum.communspaysans.org/viewtopic.php?f=166&t=3513&p=5093
Quelle puissance de tracteur pour un Cultibutte
Minimum 35 chevaux pour 3 dents et une terre à plat et accueillante.
50 chevaux pour être à l’aise
Plus d’infos ici : https://forum.communspaysans.org/viewtopic.php?p=2923#p2923
Peut-on le réduire vers 75/80cm
Ce n’est pas recommandé, le sections sont calculées pour un gros outil, sur un tracteur de 45CV. Réduire simplement la largeur à ce point en ferait un outil lourd et mal dimensionné.
Pour l’usage de l’outil au quotidien : retrouvez sur la carte les paysans et paysannes qui ont construit cet outil. Pour les questions techniques ou portant sur la construction de l’outil, n’hésitez pas à contacter la personne référente de l’outil au sein de l’équipe Atelier Paysan : Antonin ARIAGNO a.ariagno[at]latelierpaysan.org.
SOUTIENS
Ces travaux bénéficient du soutien financier de l’Europe et du Réseau Rural National, par le biais de la Mobilisation Collective pour le Développement Rural coordonnée par l’Atelier Paysan sur "L’innovation par les UsageR·E·s, un moteur pour l’agroécologie et les dynamiques rurales" (2018-2021)
LICENCE LIBRE
L’ensemble de cette page, des plans et des ressources techniques disponibles sont régis par la licence libre Creative Commons BY NC SA. Ils sont téléchargeables, diffusables et modifiables par toutes et tous, à des fins non-commerciales, et à condition de mentionner la paternité de l’oeuvre (L’Atelier Paysan) ainsi que les éléments relatifs à la licence. Concrètement, vous pouvez apposer le logo officiel de L’Atelier Paysan CC BY NC SA et/ou mentionner « Source : L’Atelier Paysan, CC BY NC SA ».
